Un logiciel de pointage transforme les passages des employés devant une pointeuse en heures de travail calculées : heures prévues, heures faites, retards, absences, heures supplémentaires. Le bon logiciel n’est pas celui qui affiche le plus de fonctions, mais celui qui calcule juste avec vos horaires et que vos RH utiliseront chaque jour.
Voici les questions que nous conseillons de poser à n’importe quel éditeur — y compris à nous.
1. Le logiciel calcule-t-il vraiment vos horaires ?
C’est le point qui fait échouer la plupart des projets. Décrivez à l’éditeur vos cas les plus difficiles et demandez à les voir calculés :
- Postes de nuit qui passent minuit : la journée doit rester une seule journée, pas deux demi-journées.
- Journées coupées (restaurant, commerce) : deux plages de travail avec une coupure non payée.
- Rotations (3×8, 2 jours / 2 jours, 4/3) : le cycle doit se répéter tout seul à partir d’une date de début.
- Horaires flexibles : une durée à faire plutôt qu’une heure d’arrivée fixe.
- Tolérance de retard et pause non payée : définies une fois, appliquées à tous.
Si la démonstration se fait uniquement sur un horaire 8 h–17 h, vous ne savez pas encore si le logiciel convient. Le détail de ces réglages dans Tempo est sur la page planning et horaires.
2. Que se passe-t-il quand un pointage manque ?
Un employé oublie de pointer en partant, un badge est perdu, le terminal tombe en panne. Trois réponses à vérifier :
- Le logiciel signale-t-il la journée incomplète, ou invente-t-il une heure de départ ?
- Peut-on ajouter ou corriger un pointage, et qui en a le droit ?
- La correction laisse-t-elle une trace (auteur, date, motif, valeur d’origine) ?
Une correction sans trace est le meilleur moyen de transformer chaque retard en désaccord. Dans Tempo, un pointage n’est jamais supprimé : il est annulé, reste visible barré, et la correction exige un motif (voir le pointage).
3. Quelles pointeuses sont réellement compatibles ?
« Compatible avec toutes les pointeuses » ne veut rien dire. Demandez :
- quels modèles précis ont été testés, avec quelle version de firmware ;
- par quelle méthode le logiciel lit les pointages (réseau local, cloud du fabricant, clé USB) ;
- ce qui se passe pour un modèle non testé.
Nous publions notre propre matrice de compatibilité avec, pour chaque cas, le niveau de preuve : vérifié sur un appareil réel, testé en logiciel, documenté seulement ou expérimental. Exigez la même transparence ailleurs. Pour choisir l’appareil lui-même, voir comment choisir une pointeuse.
4. Où sont vos données, et qui y a accès ?
Les données de présence sont des données personnelles, parfois biométriques. Posez la question franchement :
- Les données sont-elles dans l’entreprise (logiciel installé) ou chez l’éditeur (service en ligne) ?
- L’éditeur a-t-il un accès à distance ?
- Les visages et empreintes sont-ils copiés dans le logiciel, ou restent-ils sur la pointeuse ?
- Comment se font les sauvegardes, et a-t-on déjà testé une restauration ?
Aucune réponse n’est mauvaise en soi, mais elle doit être claire et correspondre à votre déclaration auprès de la CNDP. Nous détaillons ce point dans pointage biométrique et vie privée.
5. Les rapports correspondent-ils à votre paie ?
Le but final du pointage est presque toujours la paie. Vérifiez que :
- la feuille de temps reprend exactement les chiffres du registre quotidien ;
- les heures supplémentaires sont séparées et peuvent être approuvées avant l’export ;
- l’export s’adapte au format attendu par votre logiciel de paie ou votre comptable (colonnes, format des heures).
Un logiciel de pointage n’est généralement pas un logiciel de paie : il prépare les éléments de présence, la paie calcule les montants. Méfiez-vous des promesses floues sur ce point.
6. Qui va l’utiliser, et dans quelle langue ?
Au Maroc, l’équipe RH, les chefs d’équipe et l’accueil ne travaillent pas toujours dans la même langue. Un logiciel utilisable en français et en arabe, avec des rapports dans la langue de l’utilisateur, évite beaucoup d’erreurs de saisie. Vérifiez aussi les droits par rôle : un chef d’équipe doit voir son équipe, pas les salaires ni les informations personnelles de tout le monde.
7. Quel est le coût réel ?
Comparez sur plusieurs années, poste par poste :
| Poste | Questions à poser |
|---|---|
| Licence ou abonnement | Par employé ? Par mois ? Que se passe-t-il si on arrête ? |
| Pointeuse | Fournie, ou la vôtre ? Compatible prouvée ? |
| Installation | Sur site ? Préparation réseau incluse ? |
| Formation | Pour qui, combien de temps ? |
| Support et mises à jour | Inclus ? Pendant combien de temps ? |
Un prix d’appel bas avec un abonnement par employé peut coûter plus cher qu’une licence, et inversement. Les postes d’un devis Tempo sont détaillés sur la page tarifs.
En résumé
Choisissez sur preuves : vos horaires calculés devant vous, une correction tracée, une pointeuse testée, des données dont vous connaissez l’emplacement, un export qui entre dans votre paie. Avant l’installation, gardez sous la main notre liste de vérification.
Questions fréquentes
Une pointeuse suffit-elle sans logiciel ?
Une pointeuse enregistre des passages. Elle ne sait pas quel horaire l'employé devait faire, ce qui compte comme retard ou comme heure supplémentaire, ni comment corriger un oubli. C'est le rôle du logiciel.
Faut-il un logiciel en ligne ou installé ?
Les deux existent. Un logiciel en ligne est accessible partout mais dépend d'internet et d'un abonnement ; un logiciel installé fonctionne sur le réseau local et garde les données dans l'entreprise. Le bon choix dépend de vos sites et de votre politique de données.
Rédigé par l'équipe Atlaxys Consulting à partir de la documentation du produit et des sources citées.